{Attachment 2} La perfection en mouvement / EXCLUSIF : le record du monde de phrases creuses /



EXCLUSIF : l
Stupéfait fimanche par la vacuité des propos tenus par un chef socialiste, en réponse aux questions de Serge Moati dans une émission de premier plan (Ripostes, sur France 5), j'ai voulu en avoir le coeur net.
Je suis donc allé sur le site de l'émission, et j'ai transcrit l'interview, verbatim.
À l'arrivée, je ne suis pas déçu du résultat : en 1200 mots, V. Peillon ne produit pas une seule information, pas un seul trait susceptible d'être retenu. (Impossible par exemple de donner un titre à ce texte.)
À lire sans s'impatienter, c'est le jeu.


V Peillon 10/11/2008            Ripostes, Serge Moati, F5

Vous avez annoncé que vous proposeriez un nom pour le PS dans les 48h.

Je crois que maintenant les militants ont voté ça ferait d'ailleurs un moment que les français attendaient quelque chose du PS.
Et maintenant les choses sont nettes. Je crois qu'il faut faire les choses dans la clarté, nous avons quelques jours pour à la fois nous rassembler (c'est absolument déterminant compte-tenu de la situation internationale et des attaques extrêmement dures que nous subissons de la part de Sarkozy) et nous devons en même temps, à la fois nous rassembler sur une volonté très forte de changement qui est attendue par les français, alors il faut le faire..


Je crains ces ambiances très fortes de congrès que l'on connaît, où tout le monde est mis dans une cave avec des pressons considérables où, dans des conciliabules nocturnes, les choses ne sont pas maîtrisées.
Je pense que nous avons beaucoup à nous dire les uns et les autres (les amis de Bertrand Delanoë, les amis de Martine Aubry, les amis de Benoît Hamon, les amis de Ségolène Royal), que si nous aimons ce parti, si nous sommes conscients de nos responsabilités vis à vis des français, enfin il faut mettre en ¦uvre ce rassemblements : le faire sur des orientations avec des exigences, avec une volonté convenue et que bien entendu la question des personnes doit être abordée dans ce cadre. (?)
Je ne crois pas qu'elle ait renoncé à ces conditions, et je ne crois pas pourquoi elle aurait à renoncer.

On peut toujours parler des personnes (je comprends que cela soit déterminant) mais pour que ce débat ait lieu - on a attendu très longtemps - Ségolène Royal a fait ce geste de responsabilité. (?)

Q

Ça a été utile à tout le monde.
Nous sommes heureux de ce qui s'est produit. Nous avons eu de bons échanges, et nous avons cheminé de façon plutôt intelligente, - c'est pas toujours le cas.
A partir de maintenant, il faut que l'on se retrouve pour savoir en écoutant les uns les autres ce qu'ils souhaitent ce qu'ils veulent faire de ce parti - il faut une volonté commune et à partir de là, il n'y a pas de préalable sur les personnes.

Ça a été utile à tout le monde.
Nous sommes heureux de ce qui s'est produit. Nous avons eu de bons échanges et nous avons cheminé de façon plutôt intelligente, c'est pas toujours le cas.
À partir de maintenant, il faut que l'on se retrouve pour savoir en écoutant les uns et les autres pour savoir ce qu'ils souhaitent, ce qu'ils veulent faire de ce parti (il faut une volonté commune et à partir de là, il n'y a pas de préalable sur les personnes).

Réfléchir à sa candidature, elle peut le faire dans la discussion avec les autres, avec nous tous.

Q

Cinquante et un pour cent des Français souhaitent qu'elle soit premier secrétaire. Oui, vous savez c'est le problème des sondages. On a beaucoup reproché à Ségolène Royal il y a un an et demi de s'intéresser aux sondages (?). Donc nous ne déterminons pas notre attitude dans l'intérêt général du pays ou du PS en fonction des sondages, mains nous nous réjouissons bien entendu évidemment de celui-là (?).

On finissait vous savez (il faut que le doute persiste comme le disait Jaurès) en l'occurrence quand même on était pas seuls à y croire. Nous sommes satisfaits mais vous savez il n'y a rien de plus ridicule que de voir ceux qui ont fait 25 % se sentir abattus, contrariés, et nous être a contrario très satisfaits, penser que tout va bien.

Tout est à faire à partir de ce vote.

Et c'est ce à quoi nous appelons : tout est à faire et en particulier que dans une semaine quand on est socialiste, on cesse de parler du Parti Socialiste et qu'on puisse parler d'autre chose pour construire ensemble un parti offensif en phase avec les attentes des sociétés enfin, de la société, et qui puisse demain quand même non seulement s'opposer efficacement et proposer une espérance à ce pays. (?)

Moi je n'ai jamais fait acte de candidature, contrairement à d'autres parce que j'ai toujours pensé que la question principale pour nous était celle de l'orientation politique et notre capacité à travailler ensemble.
Et aujourd'hui je viens de vous le dire, je ne vois pas pourquoi je me contredirais. Parce que si j'ai un petit mérite, c'est celui-là : celui de la constance depuis quelques années.
Et donc je souhaite, avec tous ceux que j'estime, tous ceux dont la gauche a besoin, que nous puissions nous parler dans les jours qui viennent, et c'est eux qui décident.
Avec Ségolène Royal, avec moi-même, la personne qui jouera le mieux animera cette équipe.

Ce que nous voulons - je le dis clairement - c'est une orientation profondément réformatrice par rapport à nos pratiques politiques (qui jusque là nous ont fait du tort - y compris aux yeux des français). Les socialistes ont d'énormes qualités, une très grande générosité (?).

Deuxièmement, un renouvellement profond de nos dirigeants (ceux qui voudront accompagner ce mouvement) et je crois qu'il y en a beaucoup qui sont les bienvenus. (?)

Je n'exclus rien, mais honnêtement ce n'est pas aujourd'hui, au moment où vous me parlez, ma préoccupation

Je mesure l'immensité de la tâche qui attend les socialistes, non seulement dans la semaine - elle va être terrible - mais dans les mois et les semaines qui vont suivre et il ne faut pas que l'on détourne notre attention de ce qui est l'essentiel.
Les questions de personnes ne sont pas à ce stade l'essentiel : nous avons à construire cette doctrine, nous avons à retrouver une façon de vivre ensemble, nos avons à permettre à une nouvelle génération d'accéder aux responsabilités. (?)

Je mesure (différemment de ceux qui se sont aventurés à des candidatures prématurés) l'immensité de la tâche, parce que ce n'est pas une personne qui va changer le PS, c'est les 130 000 militants, demain les 300 000, 500 000, c'est remobiliser les intellectuels, les associations, ce n'est pas une femme seule ou un homme seul, c'est des gens qui ont une volonté farouche des convictions profondes, et qui seront capables de traverser évidemment des périodes qui seront difficiles car en plus vous le savez, nous nous heurtons à des résistances considérables.
C'est une très belle tâche, c'est une tâche historique.
Passons, sur la base de cette réussite à ce que nous avons à faire, et il y a beaucoup à faire.

Une des grandes exigences que nous allons devoir avoir, c'est de mettre un peu de constance dans la vie politique française (?) remettre du sens et de la durée.

Le PS est digne, il a fait de grandes choses, il compte en son sein des gens de grande qualité, nous savons ce que nous avons à faire : refaire un projet pour la France.




PJ, ANNE AND
            

interesting pictures (a lot)  e.g. 2007 + all necessary information (2720) :
http://www.deliro.net
interesting broadcast (one) :
http://www.radiodeliro.net
interesting musics (some) :
http://www.rolandmoreno.com



 


Lien : La Perfection en mouvement.pps.